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Bagnolet, le 3 novembre 2011
Ø Aux secrétaires généraux des unions régionales
Ø Aux secrétaires généraux des unions départementales
Ø Aux secrétaires généraux des organisations syndicales adhérentes
Ø Aux secrétaires nationaux, conseillers et chargés de mission
Circulaire n° 039-2011
Mise en ligne sur Extranet
Objet : La situation de l’emploi au mois de septembre 2011
Cher(e)s ami(e)s, Cher(e)s camarades,
Vous trouverez, ci-après, une note explicative sur les chiffres du chômage du mois
de septembre 2011.
Nous vous souhaitons une bonne lecture.
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Le Ministre du Travail « n’est pas surpris par les mauvais chiffres du chômage. Ils auraient été pires sans les mesures prises par le gouvernement (alternance – contrats aides – mobiliser ces projets…) ».
Mesures certes nécessaires, mais nettement insuffisantes. Nous aurions aimé que le ministre s’exprime sur un plan de relance nécessaire pour combattre le chômage et s’explique sur le projet de loi de finances qui prévoit une baisse des crédits de la mission Travail-Emploi de 12%.
Fin septembre 2011, en France métropolitaine, le nombre de personnes sans emploi (catégorie A) augmente par rapport à fin août (+0,9%, soit +26 000). Le nombre de personnes exerçant une activité réduite courte, d’au plus 78 heures au cours du mois, est en baisse (-2,0% -11 200 catégorie B). Le nombre de personnes pratiquant une activité réduite longue, de plus de 78 heures au cours du mois augmente (+1,5%, +12 800 catégorie C).
Ainsi, fin septembre 2011, 4 175 800 personnes, toutes catégories confondues, étaient inscrites à Pôle Emploi dont 2 780 500 étaient sans emploi (catégorie A) et 1 385 300 exerçaient une activité réduite, courte ou longue (catégories B, C).
Ce sont 4 441 600 personnes qui sont inscrites à Pôle Emploi, y compris les DOM, qui recherchent un emploi (catégories A, B, C).
Le nombre total d’inscrits à Pôle Emploi (A, B, C, D, E) s’élève à 4 756 600 ; en hausse de 0,7% sur un mois et de 3,1% sur un an.
Cette hausse touche toutes les populations
· La situation des jeunes est un peu particulière. Le chômage des jeunes sans emploi augmente (+0,6% sur 1 mois), et la situation des jeunes exerçant des petits boulots s’améliore (-3,1%).
Mais, au total, si le chômage toutes catégories des jeunes hommes de moins de 25 ans baisse sur 1 an (-3,4%), celui des jeunes femmes augmente (+1,4%).
· Les seniors trinquent et notamment ceux qui exercent une activité réduite (+1,3% sur 1 mois et +17,2% sur 1 an).
Au total, les demandeurs d’emploi de plus de 50 ans atteignent presque 850 000 avec, là aussi, une forte proportion de femmes.
· Entre les deux, le chômage des 25/49 ans, lui non plus, ne s’améliore pas puisqu’au total il augmente de 0,6% sur un mois et de 2,9% sur 1 an.
L’augmentation du chômage fait exploser la durée d’inscription sur les listes des demandeurs d’emploi explose. Avec 248 jours, elle augmente de 27 jours en 1 an. Les demandeurs d’emploi inscrits depuis 3 ans et plus augmentent de 2,5% sur 1 mois et de 21% sur 1 an.
La part des chômeurs indemnisés (hors allocation de formation) baisse. Elle ne représente pas la moitié des demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi. Ils sont 42,4% indemnisés par le RAC et 7% par le régime de solidarité (catégories A, B, C, D, E).
Sur les motifs d’inscription, il est intéressant d’en noter la part respective :
Fin de CDD 26,1%, en augmentation de 4,9%
Fin d’intérim 6,6%, en augmentation de 0,3%
Licenciement économique 2,4%, en baisse de 2,5%
Autre licenciement 8,8%, en augmentation de 1,4%
Démission 3,2%, en baisse de 4,3%
1ère rentrée 5,0%, en baisse de 1,2%
Reprise d’activité 7,6%, en augmentation de 8,1%
Autres cas 40,5%, en augmentation de 2,5%
En ce qui concerne les sorties de Pôle Emploi, il est intéressant de noter que les entrées en stage augmentent de 37,9% sur 1 mois.
Les offres d’emploi collectées par Pôle Emploi baissent de 7,1% sur 1 mois, qu’elles soient durables (+ de 6 mois -8,4%) ou occasionnelles (moins d’1 mois -17,3%).
Le total des offres d’emploi déposées à Pôle Emploi, en données brutes, au mois de septembre 2011, représente 325 000 emplois. Au regard des 4 484 300 demandeurs d’emploi toutes catégories, en données brutes (y compris les DOM), il y a bien inadéquation entre offres et demandes d’emploi.
Pour le deuxième trimestre 2011, le taux de chômage au sens du BIT s’établit à 9,6%.
En Europe, en septembre 2011, le taux de chômage de l’Union Européenne (27 pays) est de 9,7% et de 10,2% pour la zone euro (16 pays).
La France se situe dans la moyenne avec un taux de 9,9%, au-dessus de l’Italie (8,3%) et de la Suède (7,2%), mais en-dessous du Portugal (12,5% et de l’Irlande (14,2%).
Les Etats-Unis rattrapent l’Europe avec un taux de 9,1%.
L’indicateur du climat des affaires en France, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, se détériore en octobre. Il perd un point.
Le moral des chefs d’entreprise s’est dégradé et ils sont encore plus pessimistes sur leurs activités.
Christine Dupuis
Secrétaire Nationale
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Bagnolet, le 7 novembre 2011 – 13h
COMMUNIQUE DE PRESSE 026-2011
Déclaration de Luc Bérille, Secrétaire Général de l’UNSA, sur le second plan Fillon
L’UNSA CONTRE LE CERCLE VICIEUX DE L’AUSTERITE
Le gouvernement vient d’annoncer une nouvelle série de mesures pour ajuster le budget aux perspectives de croissance 2012 ramenées à 1 %.
Alors que, dans une situation d’incertitude économique complète, des réajustements d’hypothèses de croissance interviennent tous les 2 mois, la fixation d’un horizon à 2016 relève d’une curiosité budgétaire…
Pour le reste, le contenu des mesures annoncées obéit toujours à la même logique que l’UNSA avait dénoncée lors du précédent plan.
En refusant de remettre en cause les mesures TEPA sur les heures supplémentaires, au moment où le chômage se développe, le gouvernement fait l’impasse sur une recette possible de 4,5 milliards d’euros.
A contrario, il annonce un panier de réduction des dépenses de protection sociale qui impactera les plus fragiles, notamment par une désindexation de nombreuses prestations sociales. C’est une des mesures les plus injustes de ce plan qui aura des effets extrêmement graves à court et moyen terme.
L’accélération de la mise en en œuvre de la réforme des retraites alourdira un des dispositifs les plus durs d’Europe en pénalisant les salariés seniors dont le taux de chômage s’est pourtant accru de 17,2 % sur un an !
Ces plans d’austérité, qui se multiplient partout en Europe, vont avoir pour effet de nous amener à une récession généralisée.
Si l’UNSA est favorable à un assainissement des comptes publics, elle ne peut cautionner une politique qui n’ouvre aucune perspective de croissance et condamne à une augmentation du chômage.
Patricia REJNERO
Attachée de presse
06 75 07 89 84
01 48 18 88 58
G 20 : le Président réunit les organisations syndicales
Le Président de la République, président en titre du G 20, a réuni les organisations syndicales françaises et internationales, le 2 novembre, au cours d’un déjeuner de travail. Il s’agissait, dans la foulée du G 20 social tenu en octobre sous l’égide des ministres du Travail, de préparer la réunion plénière de Cannes des 3 et 4 novembre avec les chefs d’Etat. Outre la Confédération Syndicale Internationale et le TUAC, la Confédération Européenne des Syndicats était présente, ainsi que les responsables des syndicats des principaux pays du G 20. L’UNSA y a participé aux côtés des autres syndicats français. L’occasion pour la CSI de demander que la déclaration finale du G 20 intègre des revendications fondamentales : un socle de protection sociale, la ratification des conventions de l’OIT et le principe de la pérennisation d’un G 20 social à l’occasion des réunions à venir du G 20. Le Président s’est engagé à s’y employer.
Face à la crise, sauver l’euro ne suffit pas : il faut
relancer la croissance
La crise de l’Europe ne cesse de se complexifier. L’annonce surprise par le gouvernement grec d’un recours au référendum en est le dernier élément. Il ne nous appartient pas syndicalement d’en commenter l’opportunité, dans une situation politique grecque de plus en plus tendue, qui a, par exemple, amené le gouvernement à remplacer en urgence la totalité de l’Etat-major de l’armée. Tout au plus peut-on constater que ce recours au peuple illustre que, au-delà des exigences des marchés, les salariés sont bien les principales victimes de l’hyper-austérité. Avec la CES, l’UNSA réaffirme qu’il ne peut exister de solution viable hors une relance européenne de la croissance se souciant des peuples et de leur devenir.
Lire ci-après la déclaration de Luc Bérille, secrétaire général après l’intervention du Président de la République (28 octobre 2011).
Sommet de la zone euro : il faut une vraie démocratie
européenne
Avec l’accord trouvé par le sommet de la zone euro des 26 et 27 octobre 2011, on pensait que le pire a été évité. Mais l’UNSA critique sévèrement l’obstination des pays membres de la zone euro à poursuivre des politiques d’austérité dont les effets sont désastreux pour les populations et les résultats négatifs pour l’économie. Elle dénonce le refus de l’Eurogroupe de transformer le Fonds européen de stabilité financière (FESF) en une banque publique européenne et de recourir aux euro-obligations ce qui signifieraient le choix de la solidarité et mettraient un terme à la spéculation contre les dettes d’Etat. Comme le dit depuis des mois la Confédération européenne des syndicats (CES), il est urgent de changer de cap.
L’UNSA conserve sa représentativité dans la fonction publique
hospitalière
Après la publication des résultats dans la fonction publique de l’état (cf. UNSA infos 578) qui révèlent une véritable dynamique de l’UNSA, les résultats des élections de représentativité dans la fonction publique hospitalière sont maintenant connus. Ils montrent pour l’UNSA Santé Sociaux des résultats pratiquement stables, 4,37%, par rapport aux élections précédentes. Le score obtenu permet à l’UNSA Santé Sociaux de conserver un siège dans le Conseil Supérieur de la Fonction Publique Hospitalière, condition sine qua non dans le cadre de la nouvelle loi du 5 juillet 2010 sur la représentativité dans la fonction publique pour être représentatif et participer à toutes les négociations
L’UNSA est favorable à l’amélioration de l’indemnisation des
victimes du travail
Une délégation de l’UNSA menée par François Joliclerc secrétaire national a rencontré une délégation de la Fnath (Association des accidentés de la vie) menée par son secrétaire général Arnaud de Broca le 25 octobre dernier à Bagnolet.
L’UNSA s’associe à la démarche de soutien à l’adoption d’une proposition de loi déposée en juin 2011 et visant à améliorer l’indemnisation des victimes du travail.
L’UNSA auditionnée à l’Assemblée Nationale par le comité
d’évaluation et de contrôle des politiques sociales
Au sommaire de cette audition figurait essentiellement la question de l’articulation vie familiale/vie professionnelle avec principalement la problématique des familles monoparentales, les congés parentaux, le télétravail et le développement de la négociation collective sur ces sujets. Pour Martine Vignau, Secrétaire Nationale, tous ces sujets posent la question du positionnement de « l’espace travail » par rapport aux contraintes familiales des salariés.
4ème matinée économique de l’UNSA
La quatrième matinée économique de l’UNSA aura lieu le 8 décembre 2011 de 9 heures à 13 heures au siège de Bagnolet. Elle sera consacrée aux aspects monétaires et financiers de la crise.
Le théâtre contre le fanatisme
Le Secrétaire général de l’UNSA rejoint le comité de soutien à la liberté de représentation du spectacle de Romeo Castellucci au Théâtre de la Ville à Paris.
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