L’UNSA s’est toujours prononcée pour une réforme du financement des retraites. Le déséquilibre actifs-retraités est patent et va s’accentuer.
En ce qui concerne les régimes dits spéciaux, l’UNSA est prête à la négociation, en suivant quelques règles de conduite :
- ce n’est pas en stigmatisant les bénéficiaires que l’on va résoudre le problème global du financement des retraites.
- La pénibilité des métiers ( si elle existe ) doit être absolument prise en compte.
- Le dialogue doit être la règle essentielle.
Les quinze régimes spéciaux de retraite concernent globalement 1,1 million de retraités pour 500 000 cotisants. Les bénéficiaires sont les personnels de l’Opéra de Paris, Comédie-Française, Sénat, Assemblée nationale, clercs de notaires, ministres des cultes, marins, mineurs … etc.
Les plus nombreux ( 370 000 actifs sur 500 000 ) viennent de EDF-GDF, de la SNCF et de la RATP. Pour ces trois régimes, la durée de cotisation est de 37,5 ans contre 40 ans pour le public et le privé. Le salaire de référence est basé sur les 6 derniers mois ( 25 meilleures années pour le privé ) .
L’âge minimal de départ est de 55 ans pour la SNCF contre 60 ans pour les autres catégories. L’âge réel de départ oscille de 55 ans ( EDF-GDF, SNCF, RATP ) à 58 ans pour le public et 61 ans pour le privé.
La pension annuelle moyenne varie beaucoup : privé ( 16 000 euros) Etat ( 21 000 euros ) Collectivités ( 13 500 euros ) EDF-GDF ( 24 000 euros ) SNCF ( 18 000 euros ) RATP ( 21 000 euros ).
Les données du problèmes sont connues.
L’UNSA participera à la négociation entreprise par entreprise et à l’action si nécessaire.
Gérard AMETEAU
Secrétaire de l’UD UNSA 86
06 08 21 79 67

